lundi 21 octobre 2013

C'est lundi, que lisez-vous ? #56

Ce que j'ai lu la semaine passée :

Ce que je suis en train de lire :

Ce que je vais lire ensuite :


Pouaaaaah, ce que je suis lente en ce moment ! Bon, ma lecture précédente était un pavé, ceci expliquait cela. Mais celle en cours est tout petite (moins de 300 pages !) et je n'avance pas vite pour autant... pourtant, c'est super bien écrit, je pressens même le coup de cœur mais... j'ai pas eu le temps d'avancer et du coup, je n'en suis qu'aux deux-tiers o___O
Bon, pour tout vous dire, je me tape aussi de gros bouquins bien épais pour la fac, type essais littéraires en série pour un exposé, un dossier, le mémoire, etc. Du coup, après avoir passé la journée dans les bouquins d'étude, j'avoue, le soir, je cède moins volontiers aux appels de la lecture. <___<
Mais bon, samedi je suis en vacances pour une petite semaine : gageons que la tendance va s'inverser ^__^

Bonne semaine à tous !

mercredi 16 octobre 2013

[Justine Niogret] Cœurs de rouille

Titre : Cœurs de rouille
Auteur : Justine Niogret
Editeur : Le Pré aux Clercs – collection Pandore
Nombre de pages : 272


Des robots traqués, jadis fidèles serviteurs. Des machines brisées, un mausolée de fer dans ce qui était auparavant la cité du ciel. Et partout flotte l'odeur de chair pétrifiée, car un tueur mécanique écorche les vivants pour voler leur peau. Saxe survit en travaillant sur les golems actionnés par magie. Dresde est une automate qui n'a connu que le luxe avant que son maître l'abandonne. Tout les sépare, et pourtant ils vont partager un rêve commun : s'enfuir de la forteresse volante. Une course peut-être sans espoir : retrouver la mythique porte ouvrant sur la liberté.
Romancière, traductrice, Justine Niogret se consacre entièrement à l'écriture. Son premier roman, Chien du heaume, a moissonné tous les prix francophones de l'imaginaire. Dans la lignée du manga (Fullmetal Alchemist) et du chef-d’œuvre classique (Metropolis), Justine réussit ici la fusion entre steampunk et fantasy. 

Vous aimerez :
- le huis-clos
- l'univers esquissé
- le mélange de douceur et de violence
- le discours sur l'humain en filigrane

Vous n'y trouverez pas :
- beaucoup de personnages
- un univers qui répondra à toutes vos questions 
- une histoire d'amour

Mon avis ?

Je m'attendais à un livre complètement différent de celui que j'ai découvert : je m'attendais à du YA classique, avec une histoire d'amour, un côté "rêveur pragmatique" jouant sur le côté humain des robots... et non. Je n'y étais pas du tout. Il faut dire que la quatrième de couverture n'aide pas vraiment ! En même temps, difficile de décrire en si peu de mots l'histoire racontée par Justine Niogret. Moi-même, je ne sais par où commencer... et pourtant, j'ai adoré !! C'est un véritable coup de cœur !

Imaginez plutôt une cité dans le ciel où chaque étage est une version d'un passé révolu. Au plus haut étage de cette ville-tour vivent (ou plutôt survivent) des humains, dont Saxe. Saxe n'est pas un artiste, comme dit dans la quatrième de couverture : Saxe est un ouvrier qui pensait trouver une forme d'art dans son métier, mais la réalité l'a complètement désillusionné. C'est d'ailleurs pour ça qu'il cherche à s'enfuir de la cité : pour fuir la noirceur du réel, pour trouver une raison de rêver, hors de la cité.
Dresde, elle, n'est pas une automate : c'est un golem de porcelaine. Elle est fragile, éphémère et, surtout, aussi complexe qu'un être humain, bien loin de la froide logique des automates. Dresde a perdu son maître : il est mort. Mais elle l'attend quand même. Elle quitte la cité pour fuir cette réalité morbide, ce rêve brisé... et sa non-vie. Comme Saxe, en somme.

C'est l'histoire de leur fuite en avant. Ce n'est donc pas une quête de liberté.
Les personnages eux-mêmes ne savent pas ce qu'ils cherchent, et pour cause : ils ignorent ce qu'ils vont trouver derrière cette porte mythique qui ouvrirait sur "la liberté". Quelle liberté ? Et puis la porte est-elle seulement réelle ? Ce n'est donc pas, définitivement, une quête.

C'est un livre fort, puissant, que nous livre ici Justine Niogret. Un livre où la force des symboles porte toute l'histoire. Où l'écriture est violente sous son apparente élégance. Écorchée vive, presque. Au détour d'une phrase ou d'une autre, on découvrira que le sens des mots importe peu : c'est leur connotation qui compte, ce qu'on y associe : la part de rêve accolée au réel.
Un livre où le signe a plus d'importance que le sens, donc.

Ajoutez un brin de poésie à la fantasmagorie ambiante, saupoudrez d'un peu de steampunk pour le côté "rouille et engrenage"... et voilà, vous obtenez Coeurs de rouille ! Un livre à la fois simple et juste, mais aussi profond et philosophique.

L'histoire est simple. Son sujet l'est beaucoup moins : cela parle de vous, de moi, et nous tous et... de la force de nos convictions. De cette force qui nous pousse à accomplir nos rêves. Du moins est-ce ce que j'ai compris : peut-être, vous, y verrez-vous tout autre chose. C'est ce qui fait la force des grands livres : chaque lecteur y voit quelque chose d'unique, de différent. Et Cœur de Rouille fait partie de ces grands livres indéfinissables, avec lesquels, pourtant, nous nouons une relation intime et puissante...

A lire, pour la puissance évocatrice de cette histoire... éternelle et intemporelle.

lundi 7 octobre 2013

C'est lundi, que lisez-vous ? #55

Ce que j'ai lu la semaine passée :

Ce que je suis en train de lire :

Ce que je vais lire ensuite :

J'avance à un bon rythme dans mes lectures pour le mémoire ! On ne croirait pas comme ça, mais les tomes de Yoshikawa font plus de 800 pages, imprimées en tout petit... c'est long ;)
En "lecture loisir", j'ai commencé Rue Farfadet de Raphaël Albert. Le style est étonnant, le choix narratif du premier chapitre m'a agréablement surprise, j'ai hâte de me plonger dans la suite (je le commence à peine). En parallèle, je lis divers essais et articles sur l'orientalisme et le japonisme, mais je ne pense pas que ça ait trop sa place ici. ;-)
Ensuite, à la fois "lecture mémoire" et "lecture plaisir", ce sera une relecture de La Voie du Sabre, avec prise de notes... et selon toute probabilité, je lirai sa suite et fin directement après !

Stay tuned ! Et vous, que lisez-vous de beau ce lundi ? ^^

mercredi 2 octobre 2013

[Stéphane Soutoul] Anges d'Apocalypse 1

Titre : Anges d'Apocalypse, tome 1 – Le Tourment des Aurores
Auteur : Stéphane Soutoul
Editeur : Rebelle
Nombre de pages : 400

Deux corps pour une seule âme. Impossible selon vous ? C'est pourtant le fardeau que j'endure suite à la malédiction lancée par un sorcier. Tout ça parce que j'ai eu le cran de refuser ses avances. Pour la peine, je l'ai tué, mais en attendant quelle plaie ! La nuit, je suis Famine, l'un des quatre cavaliers de l'apocalypse, et ex-meurtrière qui s'est reconvertie dans la profession de garde du corps. Et lorsque vient le jour, je me trouve coincée avec l'identité de Samantha, une lycéenne des plus ordinaires. Comme si je n'avais pas déjà suffisamment d'ennuis avec deux vies à mener de front, la Cour des sorciers de Toronto vient de me confier la protection de son lord. Il faut dire que certains de ses dissidents se sont mis en tête de le supprimer. Cette fois-ci, je n'ai pas le droit à l'erreur, même si mon côté humain a choisi le mauvais moment pour s'enticher d'un étrange garçon, le genre craquant, mais véritable nid à problèmes... Je vous le dis : pas facile de gérer deux existences à la fois !

Vous aimerez :
- la malédiction de Famine
- l'entrelacement des intrigues humaines et surnaturelles
- le style direct et percutant

Vous n'y trouverez pas :
- un contexte très solide
- des personnages approfondis

Mon avis ?

J'ai tendance à me méfier, dernièrement, des sorties qui surfent sur la vague urban fantasy et, sous prétexte de vouloir faire original, piochent quasi au hasard des créatures tout droit sorties du fin fond de je ne sais quel bestiaire... pas de crainte à avoir ici ! Si le roman échoie effectivement à cette catégorie-là, n'en est pas moins bon !

Plus que le côté cavalier de l'apocalypse, ce qui m'a surtout attirée, c'est la malédiction dont est frappée l'héroïne. C'est quand même quelque chose ! Le concept est tout simplement génial. Cependant, je l'ai trouvé assez peu exploité : on a bien une alternance des chapitres entre Syldia et son alter ego humain, avec des intrigues propres à chacune de ses existences, mais j'ai trouvé que l'auteur n'allait pas assez loin dans son concept. D'autant plus que son personnage nous reste assez imperméable, en dépit de sa position de narratrice. On en apprend peu, au final... Ou bien l'auteur nous réserve cela pour les tomes à venir ? Sûrement, car s'il n'en a guère révélé sur la malédiction de son héroïne, il a cependant exploré à fond l'univers des sorciers, à l'origine de cette malédiction.

J'ai beaucoup aimé l'immeuble des sorciers, le concept de réalités magiques augmentées (ça ne s'appelle pas comme ça dans le roman mais, en gros, c'est le principe ^^), avec l'impression labyrinthique qui en ressort. J'ai adoré ça, et les personnages des sorciers. Pour une fois, ils sont plutôt impressionnants et, surtout, puissants ! Enfin un roman où les sorciers ne sont pas juste l'as dans la manche du héros qui, à un moment voulu, les appelle au secours, avant que lesdits sorciers ne disparaissent aussitôt (j'appelle ça "le sorcier surprise" et sincèrement, j'en ai ma claque de ça dans les romans d'urban fantasy ^^).

En revanche, côté univers en général, j'ai trouvé le côté canadien très très peu développé. Ça pourrait se dérouler à Paris ou même à Tokyo que l'intrigue du roman n'en serait pas chamboulée d'un poil. J'ai trouvé ça très dommage parce que j'attendais beaucoup de ce contexte urbain, qui au final fait assez carton-pâte. Mis à part quelques allusions à la poutine, ça ressemble peu à l'idée que je me faisais de Toronto. Je n'attendais pas d'exotisme forcené, mais juste un peu plus d'approfondissement. Tant pis...

Par contre, la cour des sorciers de Toronto est, elle, pleine de surprises. Et surtout de personnages intéressants. Parmi eux, l'un d'eux m'a tapé dans l'oeil (le même qui a tapé dans l'oeil de l'héroïne ^^) : Desmond. Drôle, séduisant, torturé, mais aussi plein de contradictions qui le rendent très humains et ajoutent une touche de profondeur, je l'ai adoré dès sa première apparition. Par contre, il a perdu presque tout son capital sympathie au moment où (et c'est un spoiler sans en être un, donc si vous ne voulez rien savoir, sautez au paragraphe suivant en fermant les yeux très fort ^^) il essaie de "séduire" Syldia : c'est quasiment une tentative de viol, et si Syldia ne se laisse pas faire, elle ne le pardonne pas moins après ça. Alors que personnellement, si un gars me fait ça, mais je l'éjecte de ma vie (et je porte même plainte pour harcèlement sexuel). Sincèrement, ça, ça commence à me lourder car c'est dans tous les romans d'urban fantasy ou presque. Le "fantasme" (sic) du "mâle dominant" (double sic) auquel on ne peut pas résister (triple sic). Mais bref, là n'est pas le débat.

Du coup, j'en suis venue à préférer Nolhan, le vampire et petit-ami d'une des sœurs de Syldia. Au final, de tous les hommes en présence, malgré ses vices et ses gros défauts, c'est lui le plus fréquentable de tous ! Et c'est pas peu dire. Pour une fois qu'un vampire réserve de bonnes surprises... en plus, même si c'est un secondaire, on en apprend beaucoup sur lui et, sincèrement, j'espère vivement le revoir dans les tomes suivants ^^

Cette chronique commence à être très longue, il est donc temps de conclure !

Stéphane Soutoul nous livre là un premier tome dynamique, plein de surprises, mais avec un gros manque de couleur locale. Les personnages sont intéressants, les concepts élaborés, mais l'ensemble manque d'approfondissement (et cela reste mon impression générale sur le roman). C'est un défaut qui n'est au final pas si négatif que cela, puisque cela témoigne d'une certaine frustration de ma part, ce qui montre que l'histoire a bel et bien attisée ma curiosité.

RDV est donc pris pour le tome 2, afin de voir si l'essai est transformé...

lundi 30 septembre 2013

C'est lundi, que lisez-vous ? #54

Ce que j'ai lu la semaine passée :

Ce que je suis en train de lire :

Ce que je vais lire ensuite :

Ça y est, j'ai eu le temps d'entamer La Pierre et le Sabre ! Et plutôt bien : j'en ai lu les 2/3 en une semaine. Je suis plutôt fière de moi car c'est un beau pavé... 850 pages, et y en a autant pour le second tome, que je compte lire à la suite !
Cela dit, comme c'est une lecture vraiment longue et que je n'aime pas avoir l'impression de stagner, j'ai décidé de lire des petits trucs à côté. C'est comme ça que j'ai dévoré Enclave en une soirée, une dystopie YA très classique mais aussi très efficace. Pages aérées, en plus, donc hyper rapide à lire. Franchement pas mal ! ^^ D'autre part, j'ai commencé à lire les épisodes numériques de la série littéraire Cinq pas sous terre de Vanessa Terral. La version papier de la série sort ce mois-ci (en précommande sur le site de l'éditeur ^___^), et je comptais me la procurer mais j'ai eu une dépense imprévue... donc je me suis rabattue sur le 100% numérique, plus économique. Il y a cinq épisodes, assez courts, ça va me faire des "respirations" entre deux centaines de pages hyper denses de La Pierre et le Sabre :)
Pour la suite, je ne sais pas trop, ce qui est sûr c'est que je vais continuer dans ma lancée japonaise avec La Parfaite Lumière, qui est la suite de La Pierre et le Sabre.

Et vous, que lisez-vous de beau en ce lundi au ciel plombé de nuages ? ^^

mercredi 25 septembre 2013

[Céline Landressie] Rose morte 2

Titre : Rose morte, tome 2 – Trois épines
Auteur : Céline Landressie
Editeur : L'homme sans nom
Nombre de pages : 448

France, Fin du XVIIIe siècle. Alors que la révolte gronde aux quatre coins de la France, Rose est rappelée de la cour de Russie. De retour aux côtés de son mentor, elle découvre que la situation vacille également dans l'univers occulte d'Artus. Les Arimath doivent faire face à de sauvages attaques sur leurs terres, tandis que la grogne contre la noblesse croît d'instant en instant parmi le peuple. Entre la révolution naissante et les prémices d'une guerre au sein du monde obscur, les bouleversements dans l'existence de Rose s'annoncent cataclysmiques. Leurs conséquences risquent fort de faire sombrer en un même chaos les existences des humains aussi bien que des immortels.


Vous aimerez :
- l'entrelacement entre Histoire et histoire
- le changement d'époque d'un tome à l'autre
- le style, toujours aussi élégant !
- Vassiliiiiiiiii <3

Vous n'y trouverez pas :
- un rythme haletant
- un mystère très épais autour des personnages

Mon avis ?
Quel délice, que de replonger dans l'univers de Rose Morte, d'y son héroïne, à laquelle le temps passé entre le tome 1 et le tome 2 (deux siècles, quand même !) n'a pas ôté une once de son caractère, bien au contraire. Exilée à Saint-Pertsbourg après dix ans de vie commune avec Artus, Lady Rose revient en France et fait bien comprendre à son créateur et mentor à quel point elle n'a pas apprécié cette mise à l'écart... une mise à l'écart ordonnée par Artus, donc, et dont les motifs me sont tout de suite apparus clairement ! C'est un peu dommage, je trouve, car Lady Rose passe son temps à chercher à comprendre, alors que la réponse est tellement simple... j'ai trouvé ce mystère surentretenu par l'auteur, dans le sens où l'héroïne n'ouvre les yeux que bien trop tard.
Cela ne m'a pas empêchée de détester Artus avec elle, car oui, ça va mal entre ces deux-là. Et pas qu'un peu ! Artus est, pour moi, un personnage vraiment détestable. Ses motivations pour exiler Rose me l'ont rendu encore plus antipathique... je ne l'aimais déjà pas dans le tome 1, et je ne m'en étais pas cachée. Je sais que c'est censé être le love interest principal de l'héroïne, qu'on est censé aimer son côté bad guy... mais, raaaah, quelle tarte ce mec !!! Je ne dis pas que c'est un personnage mal construit, hein, c'est justement tout le contraire : si je le déteste autant, c'est parce qu'il est réaliste dans ses excès. Ses défauts. Ses erreurs. Alors oui, il a quelques bons côtés (comme un bruhsing parfait et une fortune colossale) mais sincèrement, d'un point de vue moral, je ne vois rien pour le rattraper.
Je ne vous dirai pas si Rose retombe ou non dans ses bras, vous verrez bien.
A la place, je vais plutôt vous parler du second love interest de l'héroïne, à mon sens dix mille fois mieux qu'Artus, j'ai nommé le prince Vassili !! Rah, lui, je l'ai a-do-ré. C'est mon coup de cœur de ce deuxième tome <3 Il est royal (c'est le cas de le dire), il vient de Saint-Pétersbourg, il est réservé mais chaleureux, avare de mot mais pas d'amitié, et droit et loyal. Et courageux. Et parfait. Et tout et tout. Et surtout, il n'est pas dominant. Raaah, j'en ai ma claque des mâles dominants ! Dans ce domaine, Artus se tient là, et c'est surtout ça qui m'énerve chez lui : pour Artus, l'amour passe par la domination. Du coup, vous vous en doutez bien, j'ai adoré Vassili, le servant humain de Rose, tout choupinou, qui a les intérêts de sa maîtresse à cœur et qui, de par sa simple existence effacée, dérange Artus au moins autant qu'un pot de poil à gratter versé sur son auguste brushing parfait ! HIN HIN VENGEANCE ARTUS !
Oui, bon, je m'emporte un peu en mode fangirl mais, promis, c'est un excellent personnage ! Effacé, mais puissant ! Il a tout pour lui (et il est également réaliste, même si le côté romance l'idéalise sûrement, ici) (mais c'est lui l'homme dont on devrait toutes tomber amoureuses, pas Artus !).

Si ce n'est l'arrivée remarquée du prince, donc, j'ai surtout noté l'approfondissement de l'univers surnaturel. On découvre beaucoup de choses, on rencontre énormément de vampires, de servants, et l'intrigue qui les concerne réserve d'excellentes surprises. Contrairement aux motivations d'Artus vis-à-vis de Rose, celles-là, je ne les ai pas vues venir du tout ! C'est sinueux à souhait, un mystère opaque qui se délite peu à peu... j'ai été très surprise par le dénouement de cette intrigue, qui exploite à merveille son contexte historique, à savoir la Révolution française, mais surtout ses tenants et aboutissants plus que l'événement en lui-même : ici, les surnaturels "essuient" plus ou moins les plâtres de ladite Révolution humaine, même s'ils n'y assistent que de loin. Il s'y retrouvent mêlés malgré eux en fait. Mais surtout, et c'est ce que j'ai apprécié, des événements semblables se produisent dans leur univers parallèle au nôtre. Pourquoi ? Par qui ? Comment ? Vous verrez, héhéhé ;-) En tout cas, l'entrelacement entre l'Histoire et leur histoire est rondement mené !

Pour conclure, disons que Céline Landressie nous livre ici un excellent tome 2, largement à la hauteur du premier. Elle poursuit admirablement le déroulement de son intrigue générale, le fil rouge de la série, tout en nous livrant un morceau d'histoire qui tienne dans ce tome seul. Les personnages évoluent de manière crédible, parfois surprenante. Leur avenir demeure flou mais une chose, elle, reste certaine : je serai au rendez-vous pour découvrir de quoi il en retourne au tome 3 ! ;-)

4,5/5

lundi 23 septembre 2013

C'est lundi, que lisez-vous ? #53

Ce que j'ai lu ces deux dernières semaines :

Ce que je suis en train de lire :

Ce que je vais lire ensuite :

Il se peut que, vendredi, j'ai acheté Cœurs de rouille et que je l'ai lu dans la foulée ce weekend... il se peut ;-)
Cela se peut aussi que je commence les lectures du mémoire cette semaine, à commencer par mon œuvre japonaise de référence, à savoir la biographie romancée du chevalier Miyamoto Musashi ! ^^ Il va falloir que je la lise vite (du genre un tome, une semaine, même si ça fait 950 pages ^_^) afin de passer aux œuvres francophones.
Sinon, j'ai enfin plongé dans Crossfire, et pfiou, Miyabe Miyuki écrit toujours aussi bien *-* J'ai guère avancé pour l'instant mais c'est prometteur...

Et vous, que lisez-vous de beau ce lundi ? ^^