lundi 6 avril 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #100

Ce que j'ai lu les semaines passées :




En pause :

Ce que je lis en ce moment :

Hello à tous !

Pas de C'est lundi depuis plus d'un mois... mais bon, les chroniques ont fait leur grand retour, c'est pas plus mal ;-) Les prochaines sur ma liste aborderont deux coups de cœur, dont Le Roi Sombre que j'ai terminé hier soir... une réécriture de Monte Cristo sauce SF, j'ai a-do-ré !!!

Côté mauvaises nouvelles, une pause qui tend vers l'abandon : La Fille du Chaos, beaucoup trop sombre et glauque pour moi. Cela ne me donnait pas du tout envie de rouvrir le bouquin. Je vais essayer de m'y remettre prochainement, mais si la sensation de malaise redevient trop forte, tant pis, je ne lirai pas ce bouquin. Il y a vraiment quelque chose de malsain qui se dégage des pages, l'auteur a bien fait son travail en ce sens... un peu trop justement, c'est hyper hyper glauque ^^

Mis à part ça, j'ai presque fini de lire Liavek. C'est pas mal, mais je n'accroche pas à certaines nouvelles, celles de Steven Brust notamment. Je le trouve trop cryptique ^^

Pour ma prochaine lecture francophone.... je sais pas encore ce que je vais choisir, mais vous le verrez apparaître dans la colonne de droite du blog ^^

Et vous, que lisez-vous de beau ce lundi ?

jeudi 2 avril 2015

[Mathieu Rivero] Or et Nuit

Il sort aujourd'hui et vous devriez tous vous précipitez dessus. De quoi je parle ? Mais de cette pépite que j'ai pu me procurer en avant-première au salon du livre de Paris et lire avant presque tout le monde !


Des mille et une histoires que j’ai pu conter, aucune n’est aussi fabuleuse que celle que je m’apprête à te narrer.
On y voyage de cités mortes en jardins luxuriants, de royaumes en déserts et de geôles en palais. On y croise djinns et ghûls, sultans et dragons, reines et démons, et les lignées maudites s’y affrontent autant que les passions se déchaînent. Vois-tu, elle recèle en son cœur une bien plus unique distinction. Cette histoire d’amour et de mort est vraie : je l’ai vécue. Parole de Shéhérazade.
Mathieu Rivero est un jeune auteur lyonnais, dont Or et nuit marque l’entrée en fantasy par la porte de l’inspiration orientale à la Mille et une nuits, dont il constitue une suite. Les récits s’y mêlent, les destins aussi, des voleurs et des princes, des royaumes et des sortilèges, des complots et des combats : la magie et le suspense sont au rendez-vous.
Il y a plus d’un enchantement entre ces pages !

Dès les premières lignes, la magie opère... on entre par la petite porte de l'Orient, loin des clichés habituels. L'Orient ici décrit n'est ni ultra-violent ou "hyper-orientalisé" : Mathieu Rivero procède avec subtilité pour recréer une civilisation complexe et méconnue, riche de de personnalités toutes différentes et plus attachantes les unes que les autres. La conteuse Shéhérazade est à la fois spectatrice et (malgré elle) actrice de l'histoire qu'elle déroule page après page. Elle s'est échappée du Palais de son époux, celui-là même qui la menaçait chaque soir de la décapiter et qu'elle tenait en haleine en lui racontant des histoires... pour mieux se refaire capturer par un mystérieux bandit, auquel elle raconte une histoire qui se révèle réelle : elle lui fait le récit des événements auxquels elle a assisté pendant son errance à travers les différents territoires orientaux. 

Histoire et conte se mêlent. Destinée générale et desseins personnels se percutent. La magie des mots est réelle dans l'histoire, et le conte se tisse aux fils du réel. On nage en pleine féérie orale et scripturale, pour notre plus grand bonheur à nous, lecteurs. Le verbe est beau, les métaphores nombreuses mais pas envahissantes. Le rythme des phrases est bien pensé. Celui des chapitres aussi : au début de chacun d'entre eux, on retrouve Shéhérazade et celui qui l'a faite prisonnière et compte tirer d'elle une rançon - puisqu'elle est en effet devenue Reine après les événements des Mille et unes nuits. Leur situation évolue, ils nous en apprennent plus sur l'univers dans lequel les personnages du conte narré évoluent... puis ledit conte reprend, et l'on comprend peu à peu que tout n'est pas inventé. Presque rien, peut-être, en fait.

Mais je ne vous en dirai pas plus. Il faudra lire pour savoir quels personnages fantastiques et attachants forment cette fresque orientale si dépaysante ! ;-)
Un seul reproche : une fin un peu trop abrupte. J'aurais aimé un épilogue, et ne pas finir sur un événement aussi... hem, "conclusif", dirons-nous pour ne pas spoiler :D

Vous l'aurez compris, j'ai adoré me plonger dans ce roman. On vit, on tremble, on vibre avec Shéhérazade, et on se prend de compassion pour le pire des monstres. On aime le brigand, comme elle, et on déteste le roi, comme elle. Mathieu Rivero signe là une suite originale et réussie des Contes des Mille et unes nuits, où l'on entrevoit aussi bien l'or des toits des palais d'Orient, que la nuit qui couve dans le cœur des hommes...

dimanche 29 mars 2015

[Mathieu Guibé] Elvira Time S01

Salutations, surfeur de pages web en quête de lecture divertissante !

Aimes-tu les vampires ? Non ? C'est pas grave, car la lecture qui suit pourra te plaire quand même : en effet, cela te fait un point commun avec l'héroïne de cette série littéraire à dents pointues, aussi pulp et déjantée que l'épisode musical de Buffy the vampire slayer ! De qui je parle ? Rah, mais d'Elvira Time bien sûr ! Une nana très drôle, avec un sens du jeu de mot pourrave hyper développé, et qui sait te faire rire à chaque page. Elle a deux collègues bien humains, mais un lourd passé qui la hante - littéralement, puisque son meilleur ami est un fantôme et que, s'il est mort, c'est un tout p'tit peu sa faute, oups...

Enfin, et si je te donnais le résumé de cette série littéraire, au lieu de déblatérer ? Ouais, hein... ça serait bien que je reprenne ce blog en main, mais pour ça, faudrait aussi que je fasse les choses dans l'ordre :p
Hop, voilà donc le résumé :

L’existence des vampires n’est plus un secret pour personne. Alors que le tout Hollywood les décrit comme les amants du siècle, notre bon vieux gouvernement des Etats-Unis a tranché. Chaque rejeton aux dents longues se verra proposer un choix : se référencer auprès des autorités et survivre comme un animal en cage ou rester libre et se faire traquer par des chasseurs de primes rémunérés par l’état. Perso, je préfère la deuxième solution. C’est beaucoup plus lucratif pour mes finances depuis que j’ai hérité de l’entreprise familiale. Le problème, c’est qu’à 17 ans, je suis encore enchainée au lycée et je dois concilier cours de math et exécutions sommaires. D’aucuns diront que j’ai la fâcheuse tendance à ramener plus de boulot au bahut que je ne rapporte de devoirs à la maison. C'est pas faux.
Alors voyez-vous, quand on doit gérer tous ces vampires attirés par le miasme hormonal émanant de mon école et qu'en plus, on s'appelle Elvira, la vie n’est pas simple.
Une ado qui se plaint de son calvaire quotidien ? Rien de neuf à l’horizon, me direz-vous. Mais croyez-moi, je sais garder les pieds sur terre. Ma vie aurait pu être bien pire : j’aurais pu être un de ces monstres et me retrouver du mauvais côté de mon pieu.

Le résumé résume bien (woohoo ! ^^) mais est vraiment un cran en dessous de l'humour permanent qui règne entre les pages de la série : entre les situations cocasses, les répliques tordantes et les références en tous genres, on passe un excellent moment. C'est une lecture qui déride jusqu'à Mamie Nova (si si si) et te donne envie de faire mille jeux de mots pour tenter d'exceller l'inventivité géniale de l'auteur en la matière (et comme vous l'avez vu, j'essaye FORT ! ^^) L'intrigue va à cent à l'heure, et même si quelques pauses sont accordées aux personnages, on a rarement le temps de souffler. Du coup, les pages se tournent toutes seules, également soutenues par la fluidité impeccable du style.

Un seul point négatif : l'empathie avec les personnages. L'humour permanent fait qu'on a du mal à avoir peur pour eux, à garder notre sérieux de lecteur et, donc, à compatir à ce qui leur arrive. Cela nous empêche d'aller en profondeur, sous la peau d'encre et de mots des personnages : tout en étant extrêmement travaillés, ils restent relativement superficiels. Même Elvira, qui est pourtant la narratrice. Par exemple, j'ai eu du mal à être émue par son passé pourtant pas rose. La relation avec son meilleur ami devenu fantôme pourrait être extrêmement touchante aussi, et elle l'est de manière objective, mais l'humour s'est dressé entre moi et l'émotion. J'ai du mal à décrire ce ressenti de lecture, un peu particulier je dois l'admettre.

Cela étant... ça reste une lecture pulp qui met dans le mille du côté de son rôle premier : divertir. On ne voit pas le temps passer, ni les pages défiler, et on s'éclate ! Je dirais même qu'on prend son pieu, euh, son pied ! ^w^
Lue dans le train en moins de 3h, alors que j'étais épuisée, et j'ai pas pu lâcher la série avant d'avoir atteint le mot "fin"... à quand la saison 2, donc ? ^w^

En résumé :
  • du pulp
  • du bon
  • du geek
  • et du vampire, bien sûr !
5 épisodes, 1e gratuit sur Immatériel et ailleurs. Existe aussi en papier (à commander chez votre libraire préféré !)

lundi 23 février 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #99

Ce que j'ai lu ces dernières semaines :

Ce que je suis en train de lire :



Comme vous pouvez le remarquer, je me suis encore laissée avoir, et me revoilà partie pour le second cycle de l'Assassin Royal. Je n'arrive pas à m'arrêter de re-relire cette série, c'est horrible (et génial :D).
Rédemption était très, très bon, Belle Époque fut un coup de cœur, et l'Opéra de Shaya une très bonne lecture quoi que décevante sur un certain point, j'y reviendrai prochainement dans ma chronique :-)
Là je continue donc l'Assassin Royal, et je reste dans les univers de Hobb avec Liavek, une cité-livre, en quelque sorte : il s'agit d'un univers libre de droits auquel des tas d'auteurs ont collaboré et apporté leur histoire, via des nouvelles personnelles, des romans, etc. Très sympa comme concept !
Ensuite, je partirai à la conquête du Japon avec Takeshi Kitano, dont c'est le premier livre que je lis... j'ai hâte ! ^^

Et vous, que lisez-vous de beau ce lundi ? ^^

dimanche 15 février 2015

[Lise Syven] La Balance brisée 1

Salut à tous !
Aujourd'hui, je vais vous parler d'une lecture effectuée cet été... mais qui m'est bien restée en tête, ce qui est très bon signe, vous en conviendrez ! ;-) Il s'agit du tome 1 de la série jeunesse de La Balance brisée de Lise Syven aux éditions Castelmore. Le tome 2 sort dans quelques jours, alors je me suis dit que c'était l'occasion parfaite... A mettre entre toutes les petites (et moins petites) mains qui ont soif d'aventure et de magie.

Mystères et sortilèges ! Élie vient de perdre ses deux parents dans un accident de voiture. Depuis, rien ne va plus. À la maison, son frère Karl nourrit une obsession absurde pour les canards en plastique et sa tante Magalie se met à fabriquer des badges à la chaîne. Le jour où l'adolescente surprend des messes basses entre eux deux où il est question d'un Ordre mystérieux et de sortilèges, elle se demande si elle n'est pas la seule personne saine d'esprit de sa famille ! Ou alors... cela pourrait signifier qu'elle aussi serait une magicienne. Et si la mort de ses parents n'était pas vraiment due à un accident ? Élie va mener l'enquête pour découvrir la vérité avec l'aide de son frère, de sa tante mais aussi de ses camarades de collège...

Si à la lecture du résumé, l'image d'un petit sorcier à lunettes vous vient en tête, sachez que vous avez raison d'y penser ! On y retrouve la fraîcheur du premier tome d'Harry Potter, son rythme entre aventures trépidantes et vie quotidienne, avec les cours, les amis, les intrigues personnelles et d'autres plus graves qui mettent en péril le monde de l'héroïne... après, si on retrouve l'ambiance, on est bien loin de l'univers : la seule école que vous trouverez ici ressemble à nos écoles à nous, et pas de professeur maléfique enturbanné à l'horizon ;-)

Elie est une jeune héroïne très attachante, d'autant plus qu'elle veille sur ses amis et sa famille, même si, du haut de ses 12 ans, elle ne peut pas faire grand chose. Elle forme avec sa meilleure amie Fatou un duo d'enfer. Leur amitié les rend réelles, crédibles. De même, la manière dont Elie et son frère gèrent le deuil de leurs parents est vraiment touchante, bien retranscrite, et l'intrigue démarre lentement, laissant à ces deux-là le temps de faire le point. Mais en faisant le deuil de ses parents, Elie leur découvre une vie secrète incroyable. Elle découvre aussi qu'une créature vit dans les murs de sa maison ! Gardienne ou menace ? Amie ou ennemie ? Entre ça et les objets cachés dans la maison, dans une pièce secrète impossible à trouver... Elie a bien du mal à faire ses devoirs une fois rentrée de l'école. Elle a des choses plus intéressantes à apprendre. Comme à gérer sa magie naissante. Découvrir à quel groupe de mages elle appartient. Etc.

Un premier tome passionnant, qui traite de thèmes aussi sérieux que le deuil avec un ton léger mais toujours juste, et nous entraîne sur les sentiers d'une aventure aux tournants complètement inattendus ! C'est drôle, c'est bien écrit, rythmé. J'ai hâte de me plonger dans le tome 2 la semaine prochaine !

mercredi 11 février 2015

[steampunk] Cinquante nuances de brun

Changement de formule pour le blog ! Désormais, plus de "fiche d'identité" pour les romans : je posterai la couverture, le résumé, et mon avis juste après. Une simplification pour vous mais, surtout, pour moi. On va tester, et voir ce que ça donne... en commençant par un article un peu spécial, puisqu'il réunit plusieurs ouvrages qui tournent tous autour d'un seul et même thème : le steampunk !

Au programme :
* une BD, avec Le Château des étoiles d'Alex Alice ;
* une anthologie, avec A voile et à vapeur aux éditions Voy'el ;
* une novella, avec La Machine de Léandre d'Alex Evans;
* un roman, avec Les Âmes envolées de Nicolas Le Breton.
Bref, de la diversité dans l'unicité !
Un peu comme le steampunk et ses cinquante nuances de brun... (il fallait que je la fasse celle-là)(désolée pour le titre d'ailleurs)(ou pas, en fait ^^).


Et si la conquête de l’espace avait eu un siècle d’avance ? Et si le ciel était tel qu’on l’imaginait voici 150 ans, dans les écrits des scientifiques positivistes de l’époque, baignant dans un éther intangible, ouvert à des machines fantastiques toutes de cuivre et de bois ? 
D'abord édité au format gazette, en trois épisodes successifs parus trois mois de suite, le Château des étoiles séduit d'abord par la beauté de ses couleurs, la grandeur de ses décors, et les mille et uns détails mécaniques, décoratifs et autres qui parsèment les cases de ses pages.
Ce qui est une bonne chose si, comme moi, vous êtes incapable de lire une BD si le trait du dessinateur et les choix du coloriste vous déplaisent. Ici, ça m'a littéralement tapé dans l'oeil, et j'en prenais plein les mirettes à chaque page. Le travail est vraiment magnifique, fin, recherché, c'est un bonheur de tous les instants !
Pour ne rien gâcher, l'histoire, quoi que classique, est palpitante. On y croise des clins d’œil à la culture populaire classique européenne, mais aussi asiatique, et on évolue dans la plus pure tradition steampunk : on y parle d'éther, de complots, de grandes aventures dans les airs, et de retournements de situation décoiffants. Un poil trop classique peut-être en fait, mais merveilleusement bien exécuté, alors on en redemande ! ^^
Une vraie beauté dans le genre, avec des personnages bien campés pour ne rien gâcher. Sincèrement, je le recommande chaudement !! Si vous êtes curieux et que vous souhaitez voir plus d'images, n'hésitez pas à visiter le site de l'auteur-illustrateur-coloriste ! :-)

De la science-fiction à la fantasy en passant par le fantastique, dix auteurs proposent leur vision d’un avenir du passé. Dans ce rétro-futur haut en couleurs, la vapeur et la voile cohabitent, le chevalier d’Éon use de charmes inattendus, des automates interrogent le tic tac de leur cœur mécanique et des élixirs permettent de changer de sexe à volonté. Embarquez à bord de la Vagabonde ou du Quatorze Sacs à Malice, destination la Russie, l’Afrique coloniale, Paris ou Londres, et partagez avec ces personnages les tourments et les plaisirs d’une vie à voile et à vapeur riche en aventures de tous genres – et sans distinction de genre...
Uniquement en numérique.

Sitôt parue, sitôt achetée, sitôt lue ! Et pas regretté de l'avoir fait :-) Une anthologie steampunk, c'est sympa, mais quand en plus elle impose aux auteurs d'intégrer un personnage LGBT+ dans son texte, c'est encore plus original ! J'attendais beaucoup de cette anthologie, et je dois dire que même si l'ensemble est très très bon, toutes mes attentes n'ont pas été comblées, notamment en terme de diversité. J'ai trouvé que les ambiances se ressemblaient beaucoup d'un texte à l'autre, un peu comme ça avait déjà été le cas pour l'anthologie steampunk des éditions du Chat Noir. Cela ne signifie pas que le genre s'épuise, mais que les auteurs ont peut-être du mal à sortir de leur zone de confort, du steampunk que nous connaissons déjà (aka le steampunk d'ambiance victorienne ou de la belle époque, qu'il soit en europe ou dans ses colonies). Or, pour moi, les anthologies sont justement censées être un lieu d'exploration, de tentatives, d'expérience.
Ainsi, c'est un avis à double tranchant... cette anthologie est très réussie du côté LGBT+ et met en scène des personnages de tous bords et de toutes tuyauteries qu'on a grand plaisir à suivre. J'ai encore le cœur ému d'avoir connu Ragdoll, les yeux émerveillés d'avoir suivi les aventures du Chevalier, et la cervelle toute étonnée à cause du détective Philemon ! Cependant, je regrette que l'hybridité propre au steampunk, son élasticité littéraire, n'ait pas été davantage mise à l'épreuve. Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir, car les nouvelles sont bien écrites, les textes maîtrisés pour la très grande majorité, et les univers présentés cohérents...
Mention spéciale au Pudding Bavarois de Jarod Felten, une nouvelle entièrement épistolaire, qui suit les échanges de lettres de trois personnages, l'évolution de leurs sentiments, la découverte de certaines technologies... magnifiquement écrite et terriblement émouvante !


Constance Agdal est une excentrique professeure de sciences magiques qui n'aspire qu'à une chose : se consacrer entièrement à ses recherches pour oublier le passé qui la hante. Mais quand des démons se matérialisent au beau milieu de la ville, qu'un incube envahissant se prend d'affection pour elle et que son nouvel assistant agit de façon particulièrement étrange, Constance doit sortir de sa réserve... d'autant que son collègue, l'éminent Professeur Dowell, a disparu alors qu'il tentait de recréer une fabuleuse machine à magie d'après des plans vieux de plusieurs siècles. La jeune femme le remplace au pied levé en collaborant avec Philidor Magnus, un inventeur aussi séduisant qu'énigmatique, mais rien ne se passe comme prévu. Quel terrible secret se cache sous le capot de cuivre de la fameuse machine ?
Uniquement en numérique.

La Machine de Léandre est à la fois une suite à La Chasseuse de livres, parue chez le même éditeur, et un volume indépendant qui peut se lire à part. Légèrement plus longue que son aînée, cette novella réunit tout ce que j'ai déjà aimé chez l'auteur dans le volume précédent : le steampunk subtil, par petites touches, l'univers qu'elle approfondi page après page sans allourdir le texte de trop longues descriptions, notamment grâce à une écriture d'une force évocatrice rare. Alex Evans sait vous décrire le plus surprenant des paradoxes en trois mots à peine, et pas besoin de définition supplémentaire, car ce seront les trois mots justes ! On évolue de nouveau dans un univers étudiant, du côté des doctorants cette fois, et j'ai juste adoré cette version distordue d'une réalité que je connais bien puisque je la vis chaque jour ^^
J'avais reproché au premier volume d'avoir des personnages trop peu développés, et une fin trop abrupte qui m'avait un peu gâché l'impression finale... ici, très bonne surprise, les personnages sont bien développés, parfaitement campés, et même drôlement bien approfondis considérant la relative rapidité du récit. On y croise même un incube, à l'humour décapant au milieu de tous ces professeurs un peu collet serré !
Quant à la fin, l'auteur prend le temps de conclure le récit, cette fois, et on en ressort satisfait... quoi qu'on en demande encore ! Ce tome 2 est un véritable coup de cœur, et j'espère vraiment que l'auteur récidivera de nouveau, pour un troisième volume encore plus étonnant.

L’automobile n’a jamais été inventée. On parcourt le monde en ballons, dirigeables et autres aérostats. En cette année 1912 monsieur Louis Lépine, préfet de Seine et père du célèbre concours, s’embarque dans une drôle d’affaire. Des morts qui s’animent et enlèvent de belles dames et de savants messieurs (ou l’inverse). Des moteurs étranges qui soufflent le feu et le froid. Des automates fous et des mécaniques hantées. Une conspiration qui éclaire sinistrement les enjeux secrets de la Première Guerre mondiale. Dans une course de Paris aux Indes, de l’Himalaya aux champs de bataille d’Ypres, un roman échevelé, qui swingue comme les premières notes d’un jazz endiablé, qui gigue comme le pont du dirigeable dans la tempête, qui siffle de vapeur sous pression et chauffe comme une section de cuivres bien lubrifiée. 

Alors là... ALORS LA ! On va dire que je vous ai gardé le meilleur du meilleur pour la fin !!! Entre l'écriture ciselée et pleine d'inventivité, l'immense galerie de personnages tous plus attachants et exubérants les uns que les autres, et le scénario plein de rebondissements imprévisibles, j'ai passé un incroyable moment dans les airs, à survoler les cîmes de l'Himalaya, à croiser le fer avec les membres de la société de Thulé !
De l'humour, de l'aventure, du cuivre, des boulons, des manettes, des lunettes de conduite et des aérostats à n'en plus pouvoir. Des paysages merveilleux. Des figures de style magiques et inventives à chaque page, pour décrire les mécaniques bien huilées et les dispositifs judicieux. Un sens du dialogue incroyable, avec des répliques d'une finesse rare. Et des rebondissements de l'intrigue (et de personnages, ziouuummm !) presque à chaque page. Et des "millefeuille de glace" (raaah j'adore cette expression, utilisée pour décrire un glacier dans le roman) !
J'ai tout aimé, dans ce roman. TOUT ! Notamment la galerie de personnages, qui emprunte à tous les aspects de notre culture, et tous les âges aussi. Ca zigue et ça zague de chapitre en chapitre, certains arrivent et repartent de manière plus discrète que d'autre. J'ai couiné en voyant apparaître Elisée Reclus (hiiiii) et levé le bras en signe de victoire en voyant arriver Alexandra David-Néel. Néanmoins, cette dernière reste plutôt effacée, et si je devais trouver un défaut à ce roman, ce serait celui-là : MAIS POURQUOI ON LA VOIT PAS PLUS, ALEXANDRA ?! HEIN ?? Très bien campée, fidèle à ce que j'en connaissais, et aussi frustre, fidèle et attachante qu'elle l'était vraiment. J'ai juste trouvé que l'auteur l'utilisait trop comme un levier de l'intrigue, un moyen de faire avancer le roman, et ne l'exploitait pas comme un personnage à part entière.
Mais sinon... foncez sur ce roman !!! C'est une pépite de steam, une merveille de punk, et un mélange  de technologies et de personnages historiques détonnant. On passe un excellent moment, on en ressort le sourire aux lèvres, avec l'envie de partir à l'aventure.
Et cette fin, rah, cette fin !!! Juste géniale. LA ligne de dialogue qu'il fallait pour conclure cette aventure sous les meilleurs auspices qui soient ;-)

En parlant de fin, on en arrive à celle de cet article, qui est déjà très très long... mais 4 chroniques en une quand même, on dit bravo la reprise du blog !! :p

lundi 9 février 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? #98

Ce que j'ai lu les semaines passées :
 

Ce que je suis en train de lire :

J'ai pas mal bourlingué ces dernières semaines, du coup j'ai pu lire dans le train mais c'est à peu près tout. J'ai dévoré les pages et les kilomètres avec tous les épisodes parus d'Elvira Time, de Mathieu Guibé, qui était très drôle mais manquait un chouïa d'émotions pour m'emporter complètement. Sinon, j'ai terminé de lire Les Âmes envolées, qui frôle de très très près le coup de cœur ! J'ai trouvé que certains personnages manquaient de développement, mais alors sinon l'univers est fabuleux, et l'écriture magnifique. Je vous en reparle très bientôt dans un article spécial steampunk qui réunira 4 ouvrages du genre que j'ai lu récemment, et que je n'ai pas chroniqués depuis ^^
(t'as vu mes stratégies pour rattraper mon retard de chroniques, ami lecteur ? ^^)

Sinon, dès ce soir, je me lance dans Rédemption de Bérengère Rousseau, le premier roman d'une amie auteur que je suis depuis des années. Au programme : seconde guerre mondiale, soupçons de collaboration et voyages dans le temps... que du bonheur ^^
Entre deux chapitres, je pense aussi continuer ma relecture du premier cycle de l'Assassin Royal, dont j'approche de la toute fin.

Et vous, que lisez-vous de beau ce lundi ? ^^