lundi 5 novembre 2012

C'est lundi, que lisez-vous ? #13

Ce que j'ai lu la semaine passée :

Ce que je suis en train de lire :

Ce que je compte lire cette semaine :

Je n'avance guère dans ma lecture de Sôseki, vu que c'est 1) très philosophique et 2) pour la fac. Le deuxième point fait que je dois prendre des notes en lisant, du coup, la lecture "loisir" avance plus vite, déjà parce qu'elle est de loisir, et ensuite parce que, ben, Sôseki est pas hyper pressé (je dois rendre mon analyse pour fin décembre, j'ai le temps ^^
Et puis, bon, quand on lit quelque chose de la qualité des Chroniques de Siwès, difficile de lâcher le bouquin pour bosser sur son temps de lecture quotidien... après, je suis tombée en plein Marouflages. Un style simple en apparence, profond en réalité, limpide au niveau des émotions, j'ai beaucoup aimé.
Et hier, de retour en fantasy avec Yanis, déesse de la mort, que je vais lire grâce au partenariat entre les éditions du Riez et le forum de Mort-Sûre. J'ai eu un autre livre en partenariat sur ce forum, de la collection Pandore au pré au Clerc, j'ai hâte de le recevoir ! Il me faisait sacrément de l'oeil lui aussi ! ^^
Si j'ai fini Yanis cette semaine, j'enchaînerai avec un bon gros pavé de fantasy anglophone, d'un auteur dont on m'a tellement vanté les mérites que je pars confiante. ^^

Et vous, que lisez-vous ou qu'avez-vous prévu de lire bientôt ?

dimanche 4 novembre 2012

[Syven] Les Chroniques de Siwès 1/2

Titre : Les Chroniques de Siwès – tome 1 : La Guerrière fantôme
Auteur : Syven
Editeur : Editions du Riez
Nombre de pages : 464
 
Dans notre monde, elle est une étudiante parmi tant d’autres. Dans le monde d’Ès qu’elle visite nuit après nuit, elle est un esprit guerrier. Elle y affronte une armée, des sorciers et des dragons, par amour pour Tadjal, un tigre fabuleux qui l’aide à comprendre sa véritable nature.
Elle s’est attachée à lui, aux humains qu’il protège, à la cité d’Ispare que l’empire s’apprête à assiéger. Pour les sauver, elle doit changer le cours de la guerre et empêcher les dragons-défunts de ravager les cités libres. Quitte à se perdre si le lien entre son corps et son esprit se rompt.
Siwès est la guerrière fantôme, et l’empire du Lluhan tremblera à l’annonce de son nom.



Vous aimerez :
- l'humanité des personnages
- les fabuleux
- la richesse et la fluidité du style
- le souffle épique
- l'ambiance à la fois douce, merveilleuse et violente
- les clichés revisités

Vous n'y trouverez pas :
- de clichés mal utilisés
- beaucoup de passages dans notre univers

Mon avis ?
Un des meilleurs romans lus cette année. Et du genre à rentrer dans mon top 100 de tous les temps. Un grand roman, à la fois par son écriture, son sujet, et le souffle épique qui traverse les pages sans jamais trop en faire. C'est typiquement le genre de roman dont on ne ressort jamais : même une fois le livre refermé, la lecture continue, l'univers est là, vivant en nous. C'est le genre de roman qui paraît si réel qu'on croit l'avoir vécu. Le genre de roman qui n'est pas seulement bon, ou très bon, ou même excellent. Ce n'est pas non plus un coup de cœur passager, non : on ne peut pas l'oublier, et c'est tout.

Ça, c'est dit. :-) Maintenant, même si je pourrais me contenter de ces quelques lignes, je vais développer afin que vous compreniez pourquoi c'est si génial (et pourquoi je me retiens de mettre des points d'exclamation enthousiastes à chaque phrase !!!!!!!!! ^^)

Commençons par le principal : Siwès, héroïne dont nous ne connaissons que la forme astrale, dans son rêve du monde d'Es. Un monde bien réel, auquel elle n'accède qu'en rêvant, ce qui va mettre son corps physique en danger de toutes sortes de façons (fatigue, sommeil épuisant, risques de comas...). On ne voit pratiquement rien de notre univers, des proches de Siwès, et ça ne m'a personnellement pas gênée. Ce qui est important, c'est le lien qui est là, qui existe, et qui permet à Siwès d'exister. Lorsque les sorciers ennemis vont tenter de localiser son corps pour la tuer, car son esprit leur cause pas mal de problèmes, ils sont loin d'imaginer qu'elle vient... d'un autre monde ! Ils la croient originaire d'Es, ils se trompent.
Siwès est d'emblée attachante, elle se définit à nous par sa relation avec Tadjal, un tigre. Leur relation se noue très vite, très naturellement : on sent tout de suite l'alchimie qu'il y a entre eux, et on les suit avec intérêt. Leur duo atypique est le pilier fondateur de l'histoire. Si Siwès n'avait pas rencontré Tadjal, rien ne serait arrivé. Et si Tadjal n'avait pas été le gardien d'un temple des esprits, le Sitob, jamais Siwès n'aurait pu le rencontrer.

Tadjal est un animal, et surtout un fabuleux. Les fabuleux sont des animaux capables de parole, dotés de pouvoirs différents selon leur espèce. Tadjal peut se rendre invisible, notamment. Ce sont des créatures habitées d'Herrès, la magie positive du monde d'Es.
Ces fabuleux, d'ailleurs, loin de se cantonner au rôle de faire-valoirs humains, sont des personnages à part entière. Ils agissent, ils influencent le déroulement du récit autant que les humains, sinon plus. Je dirais même qu'ils ont presque tendance à éclipser leurs amis humanoïdes tant ils sont charismatiques, drôles dans leur sérieux à toute épreuve, leur humour pince-sans-rire, leur animalité exacerbée.
Chez les humains, mis à part Siwès, j'ai beaucoup aimé Baxian, par exemple, qui surclasse les autres personnages humains en charisme. Il espionne les armées ennemies pour le compte d'Ispare en s'infiltrant dans un bataillon, nous permettant ainsi de suivre la guerre des deux côtés.
Quant aux dragons aussi, sont des fabuleux, mais loin d'être aussi gentils que Tadjal le tigre ou Hellone et Krine les adiales (des chevaux hyper rapides qui crachent du feu et sont les destriers caractériels des troupes de la ville d'Ispare, ville que Siwès a juré de protéger par amitié et amour pour Tadjal). Eux, ils sont beaucoup moins sympas, beaucoup plus animaux, et incapables de se lier aux humains. La puissance de leur esprit écrase toute âme qui n'est pas assez forte, ils sont vraiment effrayants – encore plus une fois que vous les aurez vu combattre... ^^

En parlant de ça... LES BATAILLES ! <3
Le début du roman relate la rencontre entre Siwès et Tadjal, c'est calme, presque contemplatif, et puis on assiste à une montée en puissance d'un souffle épique et transcendant, qui gagne en force et en beauté au fur et à mesure que Siwès s'implique dans la guerre qui concerne la ville d'Ispare et son royaume. Elle ne le fait que parce que Tadjal est impliqué, ce qui a son importance jusqu'à la dernière page (aaaaah, cette fin d'épilogue... l'auteur est une sadique, je vous préviens. Et n'ouvrez surtout pas le livre aux dernières pages, vous le regretteriez car elles sont pleines de surprises !)
Ces batailles sont magnifiquement décrites. Jamais répétitives, claires, fluides, et haletantes. J'ai rarement autant retenu mon souffle pour des personnages qui risquent leur vie dans des combats où il frôlent la mort cent fois : les dragons (vivants et morts), les pièges des magiciens, etc. On frissonne plus d'une fois !
Et ce style... ce style ! Discret, élégant, avec quelques perles qui sautent aux yeux. Tout dans l'émotion, l'humanité, proche des personnages et en même temps habité par un ton épique (je me répète), et quasi légendaire. Car oui, la légende est en marche, on y assiste en temps réel, c'est ça qui habite le style, et notre lecture.

Voilà, je crois avoir fait le tour... c'est une lecture qui m'a marquée parce qu'elle a provoqué énormément d'émotion chez moi : joie, tristesse, peur, angoisse, soulagement, etc. J'ai littéralement vécu cette histoire. Elle restera longtemps en moi, vivante, et j'attends le tome 2 avec beaucoup d'impatience et de frustration.

En conclusion, bien pensé, bien construit, bien écrit, c'est une aventure inoubliable qui vous attend ! Syven utilise les clichés de l'heroic fantasy d'une manière inattendue, mais naturelle.

Vous entendez, là, au coin de votre esprit, sonner les cloches du Sitob ? Elles vous appellent. Comme Siwès, vous aussi, répondez-y... lisez ses chroniques. :-)

5/5

samedi 3 novembre 2012

[Entretien avec...] Syven 2/2


SFFF100%VF – "Lentement mais sûrement", je crois que nombre d'écrivains qui ne peuvent se permettre d'écrire à temps plein ont adopté ce moto...
Et sinon, est-ce que tu peux nous en dire plus sur ton processus créatif ? En d'autres mots et pour être plus exacte, entre le moment où l'idée émerge et où le roman est prêt à être écrit, par quelles étapes passes-tu ?

Syven – En général, avant de me décider à écrire un bouquin, il se passe des mois, voire des années. Pour Siwès par exemple, il s'agit d'un texte auquel j'ai commencé à penser en 2005 et la première scène que j'ai vue joue le rôle de charnière entre les tomes 1 et 2. Les idées surgissent à l'improviste, je les note dans un carnet, je les oublie, puis elles reviennent à la charge, des voix de personnages s'en mêlent, et j'écris de temps en temps quelques lignes, voire quelques pages pour me désencombrer l'esprit. Donc, au moment où un projet est fini et que je peux m'atteler à un autre, je bous littéralement d'impatience.

Et pour les corrections qui viennent ensuite, as-tu une expérience personnelle à faire partager ? Un conseil à donner aux jeunes auteurs qui nous lisent par exemple ?

Une expérience personnelle précise, non. Pour le moment, chaque roman a reçu des corrections différentes. Je corrige toujours en trois ou quatre passes, en axant sur un personnage, l'intrigue ou la forme, et il y a selon moi une botte secrète, toute simple, pour faciliter les corrections : avoir une idée précise du résultat qu'on souhaite obtenir. C'est le meilleur moyen de s'en approcher. 
Cela aide aussi à trier les commentaires des premiers relecteurs. Je recommande chaudement aux jeunes auteurs de se faire relire par quelques personnes de confiance, avec lesquelles ils se sentiront à l'aise pour discuter de leur texte. Pour ceux qui n'auraient pas d'interlocuteurs privilégiés, capables de les aider, il existe un peu partout des ateliers d'écriture, ainsi que sur le web, dont par exemple, CoCyclics, un forum de bêta-lecteurs en SFFF.

En parlant de CoCyclics : tu as créé le forum, lancé le concept, mais jamais utilisé ses services, que tu as pourtant mis en place. Y a-t-il une raison particulière à cela ? Le système des cycles est mis à profit par des auteurs de tous niveaux, pourquoi n'as-tu pas utilisé ton propre outil sur un de tes romans ?

En réalité, lorsque j'ai eu envie de "subir" le cycle, CoCyclics avait un an et ne pouvait plus prendre de romans. Le collectif était fermé à toute soumission de texte depuis plusieurs mois. Il s'agissait de la première mouture du cycle, et nous travaillions sur la deuxième version avec deux ambitions : améliorer les principes existants, et surtout, optimiser nos ressources, de sorte à ne plus se retrouver avec des soumissions fermées (mission accomplie, ceci dit en passant ;-)). Donc, je n'ai pas officiellement subi de cycle, mais officieusement, j'ai testé un équivalent de la méthode en vigueur sur Au Sortir de l'Ombre
J'ai un crédit largement positif et je pourrais bien sûr l'utiliser si je le souhaitais, mais bon, c'est un peu le même problème que lorsqu'on s'édite soi-même, les gens pourraient croire que j'ai fondé le collectif pour mon bénéfice personnel. Je ne mentionne donc pas CoCyclics quand je propose mes romans, et je sépare mes activités d'auteure de mes activités d'administratrice, autant que possible. De plus, je connais plein de bêta-lecteurs et j'ai ma propre méthode, une version de cycle allégée. Elle fonctionne, donc j'aime autant laisser le champ libre à d'autres qui ont besoin de cet espace.

Aaah, tout s'explique ! ^^
Retour aux chroniques de Siwès : le roman vient tout juste de sortir. Quel est ton état d'esprit ? Ça fait quoi d'être publiée pour la deuxième fois ?


Je suis fébrile, pour moi, c'est comme la première fois. Ce n'est pas une suite, c'est un autre univers... Donc j'ai peur de décevoir les lecteurs d'Au Sortir de l'Ombre, car le texte est différent, plus facile aussi. J'imagine qu'on m'y retrouve, mais j'ignore de quelle façon. Du coup, je ne sais pas comment les chroniques de Siwès seront accueillies. Mais je crois que de toute façon, un auteur vit chaque nouvelle sortie comme un nouveau saut dans le vide. C'est la beauté du monde de l'édition, les jeux ne sont jamais gagnés d'avance.

Si tu devais donner cinq bonnes raisons de lire Siwès aux lecteurs de ce blog, pour les convaincre, quelles seraient-elles ?


Alors... Lisez les chroniques de Siwès, parce que...
1. Dans cette histoire, les personnages choisissent leur destin au lieu de le subir.
2. Les fabuleux qui accompagnent les humains ne font pas partie du decorum, ce sont des personnages à part entière.
3. Il y a de la magie, façon boule de feu (je ne lésine jamais sur les effets spéciaux).
4. Les dragons, défunts ou pas, sont énormes, pas franchement sympathiques, et ils se battent comme des furies.
5. Normalement, vous ne devriez pas vous ennuyer. ;-)

Et, enfin, dernière question, qui s'adresse à Siwès, en fait... si elle devait se présenter en quelques lignes, elle nous dirait quoi ?

Elle vous dirait: Je suis la Guerrière Fantôme. Et nul ne prendra Ispare tant qu'un souffle de vie m'habitera.

Eh bien, voilà qui donne envie d'aller à sa rencontre ! Bon, je la connais un peu mieux depuis cette interview, vu que j'ai lu le livre (il me reste 50 pages, à vrai dire)... chronique à paraître dès demain. ;-) Merci Syven d'avoir accepté cette petite interview, et à très vite dans de prochains livres j'espère !

Retrouvez les deux romans de Syven sur le site des 


RDV demain pour la chronique de la Guerrière Fantôme !

vendredi 2 novembre 2012

Dans ma boîte aux lettres #4

On peut dire que ce fut un mois d'octobre riche en acquisitions ! Et ça n'est pas fini puisque, ces derniers jours, j'ai reçu ma précommande des Chroniques de Siwès, tome 1, aux éditions du Riez (que j'ai pratiquement fini de dévorer ^^) :


Même que, si vous avez zappé, voici le lien vers l'interview de l'auteur dudit livre, Syven. La seconde partie arrive demain ! ^^
Toujours aux éditions du Riez, parce qu'elles le valent bien et parce que j'ai eu le bonheur et la joie d'être choisie : Yanis, déesse de la mort, de Valérie Simon, reçu en partenariat via le forum Mort-Sûre (merci au forum et à l'éditeur au passage !) :




Vous avez même les rayures de mon bureau et les gribouillis anciens en bonus, waouh ^^
Dernière acquisition d'octobre : Arlis des forains, de Mélanie Fazi, un livre que j'ai toujours voulu lire et qui n'attendait que moi, en poche, à prix cassé, sur le stand bouquiniste de ma fac de lettres :




Et voilà ! Maintenant, les paris sont ouverts : entre les livres non francophones, les bouquins pour la fac et le reste, aurai-je descendu toute ma PAL "SFFF100%VF" d'ici Noël ? Le suspens est à son comble ! ;p

[Entretien avec...] Syven 1/2

Fille du Nord-Ouest, de la pluie et du vent, Syven vit au bout du monde avec son tendre époux, son fils lumineux et son chat scabreux. Dans sa maison de bois grise et bleue, où règnent les bonnes odeurs du feu et des plats gourmands, on rit comme on respire. Quand elle ne travaille pas à des documentations techniques, elle garde la plume et écrit, écrit et … écrit encore. Ses mondes imaginaires ont éclos dès l’enfance, et depuis, cette passion a pris une place évidente dans sa vie, avec des romans, des nouvelles, deux blogs, et plus encore. Syven est l’initiatrice de CoCyclics, un collectif d’écrivains qui travaillent avec passion à améliorer leurs manuscrits et à promouvoir les littératures de l’Imaginaire. Elle signe aujourd’hui son premier roman fantastique Au Sortir de l’Ombre avec les éditions du Riez, et outre son investissement quotidien dans CoCyclics, travaille sur un diptyque fantasy. (source : le Riez)


En Mars dernier, j'avais lu et apprécié Au sortir de l'ombre (ASLO) :
Londres, 1889. La guilde d’Ae protège les aethrynes depuis des siècles pour qu’elles se consacrent à leur tâche : garder piégés dans leur ombre de sinistres monstres avides de massacre, les gothans. Lorsque la secte des némésis s’attaque à ces prêtresses, l’organisation est ébranlée par la traîtrise de plusieurs agents d’importance. Les traqueurs William, Christopher et Heinrich, qui sont chargés de la protection de lady Eileen pour une nuit, n’imaginent pas les enjeux de la chasse dont ils feront bientôt l’objet. Mais dans l’ombre d’Eileen, attentif, « Il » sait ce qui est sur le point de se jouer.


 
Syven a très gentiment accepté de répondre à mes questions par mail... voici, ci-dessous, le résultat de ces échanges décontractés ^^
Enjoy !

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SFFF100%VF – J'avais lu et adoré ton premier roman paru aux éditions du Riez, Au sortir de l'ombre. Dans ton prochain roman, adieu les rues de Londres et l'ambiance victorienne, bonjour tigres et gros dragons ! Nous passons du fantastique historique à la fantasy avec effets spéciaux... Tu n'aimes pas te cantonner à un seul genre, ou je me trompe complètement ?

Syven – Merci pour Au Sortir de l'Ombre et pour la chronique, ton retour me va droit au cœur :-D
Tu as tout à fait raison, je suis incapable m'enchaîner à un genre donné. Je ne réfléchis pas en terme de genre d'ailleurs, ce que j'aime, c'est construire un univers et le rendre aussi réaliste que possible (ou pas, hein, il faut que le lecteur ait envie de le faire vivre). Ensuite, je bâtis mon histoire dessus, il ne doit pas seulement servir de decorum. Pour Au Sortir de l'Ombre, la Guilde et les contraintes liées aux gothans sont des ressorts importants de l'intrigue. Dans le cas des Chroniques de Siwès, les dragons se saisissent au sens propre des enjeux !

Tiens, en parlant des dragons, tu accepterais de nous en dire plus sur eux et la menace qu'ils représentent pour Siwès, ou c'est top-secret ?

Bonne nouvelle, ce n'est pas top secret :-) 
Siwès a décidé d'empêcher des marjaks d'approcher de la cité d'Ispare. Ce sont des dragons d'un autre âge, ramenés à la vie par les maîtres-nécromants du Lluhan, et ils sèment la destruction sur leur passage. Ces créatures dénaturées sont dominées par l'Ahr, une énergie maléfique qui se nourrit d'Herrès, la magie qui donne forme à Siwès lorsqu'elle visite ce monde. Un dragon-défunt pourrait rompre le lien entre son esprit et son corps en l'avalant, par exemple. Elle doit se montrer prudente, mais hélas, son côté tête brûlée l'emporte souvent.
Et puis, il y a d'autres dragons, bien vivants, qui se battent contre les marjaks, mais il serait difficile de les qualifier de gentils. Eux aussi vont donner du fil à retordre à notre petite guerrière !

Et jusqu'où son combat contre les dragons amènera-t-il Siwès ? En d'autres termes : dyptique, trilogie, saga ?

Normalement, si tout se déroule selon MES plans, ce sera un dyptique. D'ailleurs, le tome 2 est déjà signé et s'intitule Le Lion à la Langue Fourchue. C'est en bonne voie, je m'y remets dès que le tome 1 sera parti à l'impression.

Ah, super ! Et j'ai hâte que le tome 1 parte à l'impression, tu sais pourquoi ? Parce que j'ai pré-commandé mon exemplaire pardi ! Plus qu'à patienter encore un peu... promis, j'en ferai une chronique sur le blog :)
Sinon, je l'ai déjà dit, mais Siwès est ton deuxième roman publié aux éditions du Riez... est-ce que tu peux nous raconter comment s'est passé la prise de contact la première fois pour ASLO, et en quoi ça a été différent pour la deuxième fois, avec Siwès ?

Eh bien, Siwès vient de partir à l'instant où je t’écris ! Merci de l'avoir précommandé, je vais en profiter pour te faire une belle dédicace ! J'espère juste qu'il te plaira... (Moi stressée ? Pas du tout !!! Ah ah ah !) ^__^
Alors, remontons dans le temps... Je suivais le blog et les actus d'Alexis parce que je l'avais lu en tant qu'auteur et rencontré une fois par le passé. A l'époque, il préparait la parution de La Loi du Désert, son planning était déjà pas mal chargé, et la maison était toute jeune, mais il m'avait dit que je pouvais lui envoyer ASLO. Ce que j'ai fait quand mon manuscrit a été prêt.
Et deux mois plus tard, il m'envoyait un mail comme j'en souhaite à tous les auteurs, avec l'avis du comité de lecture : je suis tombée de ma chaise, j'ai pleuré, j'étais heureuse. Sur son conseil, j'ai recontacté les éditeurs, j'ai d'ailleurs eu d'autres propositions mais j'étais séduite par les éditions du Riez, et même s'il fallait attendre 18 mois la parution, j'ai signé. Et je me suis attelée à la rédaction de Siwès.
Pour Siwès, c'était un peu différent, mais pas tant que ça. On en avait discuté sur un salon et Alexis m'avait dit qu'il serait content de le lire (moi j'étais contente qu'il ait envie de le lire), mais à l'époque, il n'y avait pas de fantasy au catalogue. Par la suite, il m'a annoncé qu'il en publiait à la rentrée 2012, le cycle d'Arkhem de Valérie Simon, et donc, je lui ai envoyé Siwès. Alexis m'a rapidement répondu que le texte lui plaisait et qu'il lui gardait une place pour 2013, en l'attente des réponses des quelques éditeurs auxquels je l'avais soumis, et comme je ne suis pas très joueuse en plus de me sentir très bien au Riez, je l'ai vite retiré des circuits éditoriaux. Un excellent choix, parce qu'un trou venait de se libérer pour fin octobre. On était en juillet, c'était un peu chaud pour préparer le texte, mais on a mis les bouchées doubles. Et puis on a signé le tome 2 dans la foulée.
J'ai un bol monstrueux, je trouve ^_^


Oui, beaucoup de chance, ça donne envie de faire partie de l'équipe du Riez tout ça ! ^^
Laissons maintenant le monde éditorial, et parlons un peu d'écriture... je vais éviter de te poser la question redoutée par tous les auteurs ("D'où te viennent tes idées ?" - "Euh... de partout ?") et plutôt te demander si tu as un carnet fétiche, un lieu spécial où écrire, une ambiance particulière nécessaire à ton travail... bref, est-ce que tu as un rituel d'écriture ?

Des rituels, j'en ai eus, mais depuis que j'ai des enfants, je les ai abandonnés. Je réfléchis à mes écrits pendant que je fais autre chose, surtout en voiture, mais aussi lorsque j'exécute des tâches quotidiennes comme la vaisselle, le ménage, le pliage de linge. Ensuite, dès que j'ai un créneau, je déplie l'ordinateur portable. Ah si ! Il me faut une boisson chaude pour attaquer, du café ou le soir, de la tisane. :-)

"Dès que tu as un créneau", ça peut être n'importe quand ou tu as certains moments dans la journée/la semaine où tu peux t’aménager une ou plusieurs heures pour écrire ? D'ailleurs, comment fais-tu pour gérer vie de foyer, travail, écriture (et autres activités) en même temps ? Tu dois avoir des journées bien remplies dis donc :)

Je travaille surtout le soir, quand les enfants sont couchés (après 21h00). Mais j'avoue que parfois en semaine, je ne suis pas très fraîche et dans ce cas-là, je me repose pour être en meilleure forme le lendemain. Le week-end, si une opportunité se présente, je saisis l'occasion : la sieste de la petite, le rugby du grand, parfois les dessins-animés du dimanche matin. J'ai un mari aussi, il me dégage du temps s'il peut. ^__^ Enfin, bref, je m'adapte. L'important pour moi, c'est d'avancer régulièrement, tout en profitant de ma vie de famille.

La suite de l'interview ? C'est par làààà !